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Transports oniriques

  • rêvant debout

    IMG_0845.JPGnous ne serons jamais adultes
    chez eux c'est du stratifié
    tout est collé fondu
    cela ne ressemble plus à rien
    c'est une masse un poids mort

    nous, nous mettons les cailloux ronds de côté et le bois à part
    celui-ci sera parfait on dirait
    uin bec d'hirondelle

  • aux portes des sureaux

    des paréidolies, c'est ainsi qu'on nomme les figures anthropomorphes ou zoomorphes que l'on aperçoit dans d'autres formes, une pierre, une fleur, un légume ou un morceau de bois, voilà pour l'explication rationnelle. Je ne connais le mot que depuis quelques jours mais j'avais déjà rencontré ces figures et je pensais qu'elles m'adressaient des messages, du moins j'aimais le croire tant leur puissance s'imposait à moi, elles étaient là, soudain évidentes comme un flash
    et surtout ce quelque chose d'insistant, d'impérieux oui, elles semblent appeler pour attirer l'attention. C'est pourquoi j'y voyais des messagères.
    Celle-ci avec sa croûte de visage collé sur des piquants m'a ramené à Don Winslow, l'auteur de "la griffe du chien" où ce spécialiste des narcos mexicains nous raconte comment les sicarios décollent le visage de leur victimes avant de le plaquer sur un ballon de "futbal"
    car cette croûte est un masque de souffrance, deux orifices, oeil et bouche, l'autre semble scellé ou cousu par un cache, l'oeil droit et le messager est placé au pied d'un sureau, l'arbre relié au royaume des morts dans la mythologie celte. Lorsque les sureaux formaient porte, les morts de l'année devaient la franchir au jour dit.
    Mais voilà, la date est passée et cette figure-là est restée en rade d'où sa méchante physionomie
    dans quel état, dans quel bardo ?