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laroque des albères

  • Vivre ensemble

    A tous nos urbains exfiltrés dans nos vertes vallées lors de la première manifestation de la Covid et persuadés d'avoir découvert l'eau chaude au contact tonique de la nature, rappelons simplement que quelques indigènes y vivaient déjà et que le monde d'après y donne déjà de belles pousses...

    cela n'est pourtant pas difficile, s’intéresser aux oiseaux, cela ne demande pas d'effort colossal, juste une suite de petits pas.
    S'arrêter, se poser, oublier le remuement du monde, ouvrir ses yeux et ses oreilles, bref se recentrer puis
    observer les oiseaux, leurs chants leurs formes leurs couleurs, leur chant, leur comportement.
    Cela fait beaucoup de choses n'est-ce pas, cela ne se règle pas en une fois, il faut être patient et continuer.
    L'exercice n'a pas de fin, il y a toujours des choses à apprendre, nous en savons si peu. Mais si vous êtes doués ou simplement
    persévérant, les oiseaux vous rendront cet effort d'attention, il y aura des échanges, des interactions et c'est une porte qui s'ouvre à l'heure où tant d'autres se ferment.
    Peu à peu vous ferez des choses que vous n'auriez même pas imaginées comme reposer des oisillons tombés dans leur nid, ramasser des petits chouettes hulottes dans la rue, leur construire des cabanes en carton en attendant qu'elles puissent prendre leur envol, relancer des martinets déchus et incapables de repartir après une erreur de vol, les lâcher depuis un point haut, non mais quelle joie !
    S’intéresser aux oiseaux est un budo.
    et vous ferez tout cela sain de corps et d'esprit car vous aurez compris que ces divers volatiles sont intelligents, sensibles, conscients de leur environnement et de nous les hommes. Tenez, cet été j'avais un nid d'hirondelles rustiques au-dessus de la box internet, le wi-fi ne semble pas les déranger plus que cela ! et en ce moment dans la chambre d'amis nous avons un jeune merle avec un problème d'aile. Il mange comme quatre, nous le nourrissons de mûres et de baies de raisin, d'escargots aussi...sommes-nous fous pour autant ? et si je vous disais que maintenant les oiseaux nous reconnaissent, qu'ils nous saluent aux fenêtres, qu'ils jouent tout autour de la maison...nous vivons déjà avec les bêtes sauvages

  • le printemps inversé

    c'est un printemps inversé il a neigé brièvement hier et cette neige est restée toute la journée sur les hauteurs.
    J'ai taillé les lauriers, les lavandes, rabattu le figuier du potager et pulvérisé un peu de soufre sur les gojis...rien que de très normal
    mais pendant ce temps la bestiole tuait aux alentours

    nous sommes presque face à face
    mais la mort n'a pas de visage, c'est un manque, un moule
    un masque de pauvre folle
    tour à tour s'y composent les visages aimés connus cornus détestés
    cela passe par le regard aucun des traits ne change
    c'est un diaporama

  • bufo vs Guardia civil

    Pécho par la Guardia Civil à la Jonquère comme si j'avais l'air ou l'allure d'un Go-Fast avec ma vieille berlune et mes cheveux sel, l'impétrant de service d'une démarche magnétique se dirige vers mon coffre, lieu de tous les fantasmes des représentants de l'ordre
    déjà démagnétisé par son vide abyssal, il lorgne dans une poubelle que j'avais là -cela serait trop long à expliquer- et voit un bufo
    ce qui l'interloque
    mais reprenant vite sa consistance dure-molle de flic il me presse de questions
    ce crapaud provient-il d'une animalerie, d'un parc naturel et finalement se fume-t-il ?
    Il me faudra mobiliser mes maigres ressources en globish catalan pour le convaincre de ce que ce crapaud vient de Laroque des Albères, qu'il a vraisemblablement hiverné dans cette poubelle...
    le flic m'a laissé repartir, visiblement déprimé
    mais j'ai vraiment un truc bizarre avec les bufo (s)...

  • un messager à la fenêtre

    cet oiseau qui toquait à la fenêtre de bon matin n'avait pas de lettre à sa patte. C'était peut-être l'âme d'un ami disparu, mais bon, si les esprits pouvaient se réincarner en merlette, ils pouvaient tout aussi bien, avec un peu d'effort, m'envoyer un mail ou un SMS.
    Pour justifier son comportement singulier, je me suis demandé si elle n'écoutait pas la musique. Oum passait sur la platine et la belle berbère nous rappelait qu'en ce moment de l'autre côté de la mer se rejouait la danse éternelle du peuple contre le monstre
    mais non, j'étais encore une fois victime d'un Walt Disney syndrome,
    l'animal voulait tout simplement piquer du bec sur son reflet.