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laroque des albères

  • bufo vs Guardia civil

    Pécho par la Guardia Civil à la Jonquère comme si j'avais l'air ou l'allure d'un Go-Fast avec ma vieille berlune et mes cheveux sel, l'impétrant de service d'une démarche magnétique se dirige vers mon coffre, lieu de tous les fantasmes des représentants de l'ordre
    déjà démagnétisé par son vide abyssal, il lorgne dans une poubelle que j'avais là -cela serait trop long à expliquer- et voit un bufo
    ce qui l'interloque
    mais reprenant vite sa consistance dure-molle de flic il me presse de questions
    ce crapaud provient-il d'une animalerie, d'un parc naturel et finalement se fume-t-il ?
    Il me faudra mobiliser mes maigres ressources en globish catalan pour le convaincre de ce que ce crapaud vient de Laroque des Albères, qu'il a vraisemblablement hiverné dans cette poubelle...
    le flic m'a laissé repartir, visiblement déprimé
    mais j'ai vraiment un truc bizarre avec les bufo (s)...

  • un messager à la fenêtre

    cet oiseau qui toquait à la fenêtre de bon matin n'avait pas de lettre à sa patte. C'était peut-être l'âme d'un ami disparu, mais bon, si les esprits pouvaient se réincarner en merlette, ils pouvaient tout aussi bien, avec un peu d'effort, m'envoyer un mail ou un SMS.
    Pour justifier son comportement singulier, je me suis demandé si elle n'écoutait pas la musique. Oum passait sur la platine et la belle berbère nous rappelait qu'en ce moment de l'autre côté de la mer se rejouait la danse éternelle du peuple contre le monstre
    mais non, j'étais encore une fois victime d'un Walt Disney syndrome,
    l'animal voulait tout simplement piquer du bec sur son reflet.

  • divergeance

    Chemin de Sargé, chemin des Fontenelles, chemins creux communs des pays de bocage. Ils courent entre les champs, ils sont sa couture. Entre deux talus, bordés de haies et de trognes dans un couvert permanent, parfois comme un tunnel.
    Ils sont certainement aussi vieux que le pays.
    C’est aussi un merveilleux biotope, une frontière naturelle, un refuge pour les bêtes, pour les hommes aussi
    Chouannerie, guerres de Vendée, abris contre les bombes, raccourcis.
    Quand je les ai découverts à mon tour vers le milieu des années 70, ils n’étaient plus utilisés
    mais façonnés par les hommes qui les avaient oubliés, il en émanait une impression d’abandon comme une maison fracassée ouverte aux quatre vents. La ronce y courait,
    des ferrailles rouillées des carcasses,
    je les ai trouvés merveilleux.
    L’étalement de la ville et de ses quartiers les avaient meurtris et tronqués mais ils continuaient d’exister, comme un pied de nez, un échappatoire. Qu’en reste-t-il aujourd’hui ?
    Il me semble que c’est à ce moment que nous avons bifurqué,
    lorsque nous avons abandonné les chemins.







    © Photo Blue Rabbit "Un chemin dans le chemin" . 2017