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ode à Lulu

ce soir j’ai croisé le météorologue sur la passerelle de la Florentine c’est marrant j’entendais comme un bruit de moteur et ça c’est arrêté là il montre le mince filet d’eau pauvre rivière de Novembre peut-être que j’ai trop bu ah ça vous fait rire puis parlant à son chien t’as neuf ans tu deviens con il paraît qu’il va pleuvoir demain enfin ça dit pas la même chose soit il pleut soit c’est du vent c’est toujours comme ça quand on se croise au passage il me tend son bras musclé comme un tronc allez bonsoir car tout cela se passe autour de minuit en fait

je voulais parler de Lulu

Jaja ou Jésus, Jean-Luc c’est son prénom, arrivé au milieu des 70’ s avec son frère et la vague hippie communautaire qui pour un temps repeupla les montagnes mais eux c’était tendance bab destroy Jean–Luc c’est une barbe de pirate et des cheveux jusqu’au bas du dos et roux sur un corps sec et maigre, trop maigre survivant du RMI et de quelques rangées de haricots il a finit par s’installer depuis quelques années dans une cabane de jardinier au-dessus de son potager son magnéto-cassette passe en boucle du blues des 60’ de chez lui on voit même la mer, avec ses chèvres et son bouc Lulu c’est un vieillard de 58 ans sautillant sur ses pattes grêles une sorte d’elfe des jardins

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