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Petits départs et autres véhicules - Page 4

  • dimanche à la campagne

    puisque tout tourne on s'accroche à ce qui ne change pas, on doit de loin ressembler à ces grands singes qui se déplacent en se balançant d'arbre en arbre...
    sur le chemin de la fontaine avec ma dame-jeanne, je fus d'entrée dévié de ma route par un beau frêne tout gonflé de samares puis par des nombrils de Vénus rouges dont les feuilles semblaient brûler sur la terre ocre du talus. À côté, une racine de chêne se donnait des airs d'araignée avec ses longues pattes filiformes. Que de distractions ! Autant faire le détour par les jardins du haut en passant par le chemin des fées qui grimpe, encaissé avec ses grosses pierres bizarres qui se languissent d'un ancien ruisseau.. Sur le plateau, je discute un peu avec le jardinier sauvage. Une genette lui a saigné deux poules mais il se refuse à la piéger. Cet homme est un sage. Les verts éclatent. De retour à la fontaine, j'applique la maxime du vieux poète. C'est vrai, le premier enchantement est pour soi.

  • l'aromathérapeute

    c'est si simple qu'on se dit ce n'est pas possible, marcher dans la garrigue par une belle journée de Février. On ne s'en lasse jamais. C'est un rêve d'aromathérapeute. Il y a tout ici, on est immergé jusqu'à la taille d'effluves essentielles. Des mimosas des thyms, des lavandes, des genets à la noix de coco et partout de ces géraniums rustiques dont on froisse les feuilles pour sentir la citronnelle, ils se couvriront le jour venu de petites fleurs roses guère plus grosses qu'un bouton de chemise et puis les menthes si vertes et duveteuses comme un tapis sous les pieds, l'odeur forte de l'asperge libérée lorsqu'on pince la tige. C'est si simple, on en a presque honte. Nous sommes au pays des injonctions contraires. Le bio est partout, on exalte la vie naturelle et pourtant ces montagnes sont quasi désertes. Que font les hommes ? Où vont-ils ?
    - l'asperge libérée c'est quoi cette histoire ?, dit le chien
    - oh, hé, hein, bon

  • pression, dépression

    des nouvelles de la tempête
    de la tempête permanente
    comme un front enterré
    lignes à lignes
    isobares
    la mer blanche
    les déferlantes
    la mer en bigoudis
    roule et déroule
    la mer en route
    on dirait l'Atlantique

  • des ptits poems

    IMG_3099.JPG

    c'est quoi ce texte tout nul ? dit le chien
    ah, ça a l'air facile
    ça a l'air de rien
    ces ptits poems
    mais certains jours les mots vous sont refusés
    c'est le désert blanc
    au mieux la cour des miracles, vous ne savez plus écrire et vos phrases sont grasses
    et maquillées comme des stars
    et rien ne va tout est bancal
    ni rythme ni flow ni grâce
    et vous rêvez de la station idéale
    cela tient à quoi
    si je le savais